Rien ne reste des heures qui défilent et pourtant le sentiment demeure. Biensûr ma gorge se serre de temps à autres, biensûr je me couche trop tard, biensûr je m'inquiète et m'agite encore et encore pour recueillir la preuve fragile de l'amour qu'on me porte. Mais j'écoute en dedans et il me semble entendre la tempête qui s'éloigne. C'est un bruit lointain, il faut parfois se taire des heures pour finalement capter dans le silence de la pièce son écho étouffé. Un écho de vie dont la fureur et l'intensité nécessaire arrivent par vagues, laissant au bord des lèvres une sorte d'espoir serein. Et d'impatience.
(...)
J'ouvre la fenêtre, la nuit épaisse et noire s'engouffre dans la pièce. Mais son parfum n'est plus le même.