Je pense à toi qui n'éxistes plus. Comme il serait plaisant d'imaginer qu'une partie de toi se loge encore quelque part, dans un endroit dont nous, ceux qui vivent, ne pouvons qu'imaginer l'éxistence. Pourtant j'ai la certitude qu'aucune fumée blanche...
Lire la suiteJe ne dors pas. Je sens en moi le tourbillon incompréhensible d'une angoisse qui ne dit pas son nom. J'ai peur.
Lire la suiteC'était à ce moment où la conscience revient, doucement. D'abord les sons, lointains. Des corps qui bougent, des machines, des voix dans la pièce. J'imagine que j'ai du ouvrir les yeux et que le monde s'est reconstruit autour de moi comme un puzzle, mon...
Lire la suiteJ'ai convoqué l'arme ultime, j'ai appelé le secour de cette seule chose qui peut faire taire d'un seul coup le bruit du monde, la vie au dehors, l'appitoiement silencieux sur les tracas secondaires. Une fille se noie derrière l'écran lisse de la télévision....
Lire la suiteJe n'avouais rien de mon vice et m'asseyais tout près, avec l'indifférence feinte de l'habitude. Et pour tatouer sur ce moment, sur ma pensée, cette banalité qui les caractérisent tristement, j'imaginais le temps suspendu, le temps sans épaisseur. Je...
Lire la suiteJe veux saisir. Capturer. Arréter l'écoulement régulier des secondes et des minutes. Juste là où j'en ai besoin. Que chaque chose soit pour le reste de la nuit exactement là où elle doit être. Que toutes les préoccupations de la journée se taisent et...
Lire la suiteL'intense autour de moi. L'intense sur mes yeux et au bout de mes doigts. Et l'apétit de vivre encore un peu plus chaque seconde. Le nécessaire et l'essentiel. Connaître un peu plus chaque seconde, s'imprimer l'envers des paupières de l'indicible qui...
Lire la suiteJusqu'au bout on m'aura seriné pour avoir La clef de quelques faits dont la seule mémoire C'est la mienne qui n'a plus aucune obligation Et ne veut plus me dire si je respire ou non Dominique A. - Je ne respire plus Milos (...) Je me sens pleine de choses...
Lire la suiteJe me sens à part, je regarde les choses d'un oeil qui sait quelque chose en plus, je suis séparée des vivants par un fil invisible, par une frontière sombre qu'on ne peut qu'imaginer. Je les envie, jetés là dehors dans le flot de leur vie, tracas et...
Lire la suiteIl y a cette terreur sourde des choses du corps qu'on ne comprends ni n'entrevoit, un corps que l'on délègue à ceux qui savent, que l'on confie en aveugle aux mains d'étrangers en blouses blanches qui ont la charge de le réparer. Le chirurgien, ce sale...
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